Cellulle des Anciens Militants PDG de la Diaspora

Les Jeunes Pouces de l'Emergence

posté le 12-01-2017 à 09:07:55

Education : Grève généralisée dans les lycées publics

Déclenchée par les membres de la dynamique unitaire, la grève des établissements secondaires d’enseignement public s’amplifie avec l’entrée dans les rangs des enseignants non syndiqués, à Libreville notamment.

Vue d’élèves du lycée Paul-Indjendjet-Gondjout à Libreville. © D.R.

 

Salles de classes vides, élèves déambulant aux abords des établissements secondaires et les principales artères de la capitale gabonaise…Tel est le triste constat, depuis le 9 janvier dernier, au sein des établissements d’enseignement secondaire publics, où la grève des enseignants a atteint son paroxysme. En effet, répondant à l’appel de la Dynamique unitaire, les enseignants affiliés ou non sont absents de leur poste. C’est le cas dans les lycées national Léon-Mba, Paul-Indjendjet-Gondjout, Jean-Baptiste-Obiang-Etoughe de Sibang.

Les enseignants réclament, notamment, le non-paiement de la Prime d’incitation à la performance (Pife) du 2e trimestre 2015, des cas d’omission de la Prime d’incitation à la fonction enseignante (Pife) et la non construction des établissements solaires équipés en tables bancs, pourtant promis par le gouvernement.

Ce mouvement d’humeur est amplifié par la prise de responsabilité des enseignants non-syndiqués, tout aussi mécontents, sinon plus. Ces derniers ont ainsi emboité le pas à leurs collègues de la Dynamique unitaire en ralliant les rangs des grévistes. Le cas le plus récent est celui du lycée Nelson Mandela, où le collectif des enseignants, à l’issue d’une assemblée générale, tenue le 10 janvier à Libreville, a demandé aux élèves de rester chez eux. Les enseignements de cet établissement publics revendiquent ainsi de meilleurs «conditions de vie et de travail», ainsi que de meilleurs «conditions administratives».

Désabusés, les élèves, eux, ne savent plus à quel saint se vouer. «Après un premier trimestre d’un mois et demi, nous revoilà à nouveau à la maison, après deux semaines de vacances», a déploré un élève du lycée Ntchoreret. «Cette situation est inquiétante pour l’avenir de nos enfants. Cette année sera-t-elle validée dans le contexte actuel ?», a interrogé un parent d’élève venu chercher son enfant au lycée Paul-Indjendjet-Gondjout, appelant par ailleurs le chef de l’Etat à se pencher sur la question.

Pour l’heure ce mouvement de mécontentement suit son cours dans la quasi-totalité des établissements publics de la capitale. En province le résultat est plus mitigé, comme à Port-Gentil, où le mouvement est à l’état embryonnaire. A Lambaréné, par contre, le mouvement semble bien avancé avec plusieurs enseignants déjà au pas.

 


 
 
posté le 12-01-2017 à 09:06:42

Plénière du parlement européen : Paulette Missambo à la tête d’une délégation à Strasbourg

En soutien aux eurodéputés, la délégation conduite par la vice-présidente de l’Union nationale (UN) compte peser de tout son poids pour faire passer un projet de résolution appelant des sanctions contre le régime d’Ali Bongo, le 16 janvier à Strasbourg, à la plénière du Parlement européen.

Paulette Missambo, proche soutien de Jean Ping. © news.alibreville.com

 

A la tête d’une délégation mandatée par le camp Jean Ping, la vice-présidente de l’Union nationale est actuellement en France où elle espère influencer le vote d’une résolution déterminante pour l’aboutissement de «la vérité des urnes» du 27 août 2016.

En effet, après l’échec de Nairobi au Kenya, où des parlementaires européens, porteurs d’un projet de résolution contestant l’élection d’Ali Bongo, avaient essuyé un rejet de la résolution proposée, lors de la 32e session de l’Assemblée parlementaire paritaire des pays d’Afrique, des caraïbes et du pacifique (ACP), tenue du 19 au 21 décembre 2016, une autre tentative est envisagée au cours de la plénière du parlement européen du 16 janvier à Strasbourg.

«Le 16 janvier, les parlementaires européens se réunissent à Strasbourg pour prendre des résolutions qu’ils n’ont pas pu prendre à Nairobi. Nous avons donc décidé de faire une pétition, qui circule, qui est en ligne, que nous avons fait envoyer à Strasbourg. Nous avons également désigné une mission qui est conduite par Paulette Missambo», a confié Jean Ping.

Le challenger principal d’Ali Bongo à la dernière présidentielle qui continue de «réclamer sa victoire» à l’élection présidentielle a également annoncé l’implication de Séraphin Moundounga, ancien ministre d’Ali Bongo, ainsi que celle de la diaspora gabonaise particulièrement active dans la contestation des résultats de l’élection du 27 août dernier.

Au sortir de la rencontre de Nairobi, les eurodéputés manifestement déterminés n’en démordent pas. Ce cas sur la transgression des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit (article 135 du règlement) sera en débat le 19 janvier prochain. Pour eux, il n’y a pas de doutes : le processus électoral gabonais est «non transparent» avec des résultats «douteux».

«J’ai toujours dit que la manipulation était claire, qu’Ali Bongo n’est pas un président légitime, et que c’est inacceptable qu’on ne fasse rien. Nous allons demander à l’Union européenne de déclencher l’article 96 de l’accord de Cotonou (…) Si le débat n’arrive à rien, on doit procéder à des sanctions», avait déclaré l’eurodéputé Jo Lenen sur les ondes de Radio France internationale, peu avant la rencontre ACP-UE de Nairobi. Autant dire que les débats seront certainement houleux, le 16 janvier prochain à Strasbourg.

 


 
 
posté le 12-01-2017 à 09:04:41

Loi des finances 2017 : Les petites mises au point de Joël Ogouma

Le directeur général des Impôts a récemment initié une sortie au cours de laquelle il est revenu sur trois nouvelles dispositions contenues dans la Loi des finances 2017.

Joël Ogouma, le directeur général des impôts. © D.R.

 

Après le ministère de l’Economie, en décembre dernier, le directeur général des Impôt s’est récemment essayé à l’exercice de clarification de trois nouvelles taxes contenues dans la Loi des finances 2017. Il s’agit de la Contribution pour la formation professionnelle (CFP) ,  la Contribution spéciale de solidarité (CSS) et la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH).

Trois nouvelles dispositions très mal accueillies par les assujettis. D’où la sortie de Joël Ogouma pour taire la polémique, ou du moins essayer. Selon le directeur général des Impôts, ces nouvelles taxes découlent simplement de la volonté du gouvernement d’accompagner le secteur productif.

«Ces deux taxes sont le résultat dun protocole daccord signé entre lEtat et le patronat gabonais  dans le cadre de laccompagnement des opérateurs économiques», a rappelé Joël Ogouma, insistant qu’il n’y a aucun lien entre la situation économique difficile que traverse le pays et le besoin d’élargir l’assiette fiscale. «‏Il sagit de la concrétisation du soutien des opérateurs économiques aux actions par le gouvernement en vue de lutter contre le chômage, et fournir aux Gabonais en situation de précarité,une assistance sanitaire et sociale de qualité», a poursuivi le responsable des Impôts.

En effet, la polémique concerne beaucoup plus la taxe CFP, boudée par les Petites et moyennes entreprises (PME), qui en sont les principales assujetties. Selon le directeur général des Impôts,  cette taxe «vise à doter les organismes et structures dédiéà la mise en œuvre des programmes de formation professionnelle ;  de ressources additionnelles pour leur financement». Selon lui, il s’agit d’un levier actionné pour stimuler l’employabilité des jeunes, en réponse à la lutte contre le chômage.

La deuxième imposition concerne la CSS. Elle consiste à assurer la pérennité de la couverture sanitaire et médicale des Gabonais économiquement faibles. Par ailleurs, le principe fondant l’assurance maladie universelle s’en trouvera réaffirmé grâce à l’atomisation de la charge fiscale sur un plus grand nombre de contribuables en lieu et place des seuls opérateurs du secteur de la téléphonie mobile.

«‏Sur le plan économique, les ressources tirées de ces deux impôts permettront daméliorer le capital humain à travers le financement de la santé et de la formation. Sur le plan social, la création de la CSS aura pour effet de permettre de disposer de ressources supplémentaires pour la prise en charge des personnes à faibles revenus», a expliqué Joël Ogouma.

Sont assujetties à la CSS, les personnes physiques et morales, y compris les collectivités locales et les établissements publics. S’agissant des personnes physiques et morales, seules celles réalisant à titre habituel ou occasionnel des opérations imposables dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes s’établit au moins à 30 millions de francs CFA, sont redevables.

La dernière imposition quant à elle, la TFH, existait déjà mais n’avait jamais fait l’objet d’un prélèvement. A la faveur de la loi de Finances 2017, sur une base constituée par les consommations d’eau et d’électricité, son taux de perception a été arrêté à 2%. Les personnes qui en sont redevables sont pour l’essentiel, des personnes physiques. Par ailleurs, le produit de cette taxe sera entièrement affecté au financement du budget des collectivités locales. Ses ressources additionnelles permettront ainsi à ces entités de mieux financer leurs missions.

Pour rappel, le projet de Loi des finances 2017 évalue les recettes fiscales à plus de 1289 milliards de francs CFA, contre plus de 1412 milliards de francs CFA en 2016. Soit une baisse de plus de 123 millions de francs.

 


 
 
posté le 12-01-2017 à 08:48:06

Emmanuel Issoze Ngondet : «Il n’y aura pas baisse des salaires !»


Comme pour tenter d’apaiser les tensions, alors que la grève lancée il y a quelques jours par la Dynamique unitaire semble suivie, le Premier ministre a nié tout projet de revoir à la baisse les salaires des fonctionnaires.

Emmanuel Issoze Ngondet, le 10 janvier, à la présentation des vœux du gouvernement à son endroit. © Primature-Gabon

 

Contrairement à la rumeur distillée depuis ces derniers jours par la Dynamique unitaire, la structure associative regroupant les syndicats de l’administration publique, «le gouvernement n’envisage pas du tout de réduire les salaires des agents publics dans sa stratégie de maîtrise de la masse salariale». C’est en tout cas l’engagement pris par Emmanuel Issoze Ngondet, le 10 janvier, à la faveur de la présentation des vœux du gouvernement à son endroit. Et s’il a assuré que des «mécanismes adaptés» seront, au contraire, mis en place pour la création de nouveaux emplois, le Premier ministre n’a pas moins reconnu que le principal défi du gouvernement «est de contenir dès maintenant l’évolution exponentielle de (la dépense publique)». Ce qui laisse présager, soutiennent les syndicalistes, que des mesures d’austérité visant principalement les fonctionnaires devraient arriver.

A en croire le chef du gouvernement, ces mesures devraient plutôt viser prioritairement les mieux rémunérés. Emmanuel Issoze Ngondet n’a d’ailleurs pas caché que le gouvernement envisage de «réexaminer le niveau très élevé de rémunérations de certaines catégories d’agents publics et des structures sous tutelle». Lesquels exactement ? Le Premier ministre n’en a pas dit plus. Toutefois, à la direction générale du Budget et des Finances publiques (DGBFIP), l’augmentation, chaque année, de la masse salariale ne manque pas d’inquiéter, d’autant qu’elle englouti à elle seule 52% des recettes fiscales à ce jour, et participe pour beaucoup dans la détérioration des équilibres budgétaires ces dernières années.

En attendant les réformes promises par le Premier ministre pour le secteur de la santé et de l’éducation, deux des secteurs qui recrutent le plus, le ministère de la Fonction publique a lancé, le 10 janvier, une campagne d’information et de sensibilisation à l’endroit des directeurs centraux des ressources humaines (DCRH). Celle-ci est axée sur la nécessité d’arrimer les recrutements des agents civils de l’Etat aux véritables besoins du pays.

 


 
 
posté le 11-01-2017 à 12:41:44

Bilie By Nze ce mercredi face à la presse

Le Ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze donnera sa traditionnelle conférence de presse ce mercredi en milieu de journée à la maison George Rawiri, annonce un communiqué de son service de communication.

 

L’inauguration des stades d’Oyem et de Port-Gentil par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, le limogeage du ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou mais aussi les rumeurs sur l’interpellation de nombreux anciens fidèles d’Ali Bongo durant son premier mandat pourront être évoqués durant cette rencontre avec la presse.

 

Dans l’actualité aussi la grève générale déclenchée des fonctionnaires et employés du secteur parapublic par Dynamique unitaire, une constellation d’une quarantaine de syndicats.

 


 
 
 

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