Cellulle des Anciens Militants PDG de la Diaspora

Les Jeunes Pouces de l'Emergence

posté le 06-10-2015 à 14:49:38

Gouvernance : Léger mieux pour le Gabon

Le Gabon se classe 23e dans le rapport de l’Indice annuel sur la gouvernance en Afrique (IIAG), publié le 5 octobre courant par la Fondation Mo Ibrahim.

Libreville : le rondpoint de l’ADL. © worldtravelserver

Libreville : le rondpoint de l’ADL. © worldtravelserver

 

La Fondation Mo Ibrahim a publié, le 5 octobre courant, son rapport sur l’état de la gouvernance en Afrique. L’Indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), indique que pendant la période 2011-2014, le score global moyen de gouvernance en Afrique a très faiblement augmenté de 0,2 point pour atteindre 50,1 (sur 100), avec de sensibles variations de performance, tant au niveau des pays que des catégories. Publié chaque année, l’IIAG fournit une évaluation approfondie de l’état de la gouvernance dans chacun des 54 pays africains. L’IIAG 2015 comprend 93 indicateurs regroupés en quatre catégories : «sécurité et Etat de droit»«participation et droits de l’Homme»«développement économique durable» et «développement humain»«Dans 21 pays, dont cinq figurent parmi les dix pays en tête du classement, le résultat global s’est détérioré depuis 2011», selon Mo Ibrahim. Parmi eux, six seulement ont enregistré une amélioration dans chacune des quatre catégories de l’IIAG : la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Rwanda, le Sénégal, la Somalie et le Zimbabwe.

© moibrahimfoundation.org

© moibrahimfoundation.org

Le Gabon, pour sa part, se classe 23e cette année, soit quatre places de mieux qu’en 2014 où le pays occupait le 27erang, avec un score de 52,2 sur 100. Le pays arrive devant l’Egypte (24è), la Côte d’ivoire (35è), le Cameroun (37è) ou encore le Nigeria (39è), première puissance économique du continent. Dans le top 10, l’on retrouve, par ordre, l’Ile Maurice, le Cap vert, le Botswana, l’Afrique du Sud, la Namibie, les Seychelles, le Ghana, la Tunisie, le Sénégal et le Lesotho. «La tendance générale au niveau du continent masque des performances contrastées au niveau régional, amenant à un écart croissant entre les différentes régions. L’Afrique australe demeure la région la plus performante, avec un score moyen de 58,9, suivie par l’Afrique de l’ouest (52,4), l’Afrique du nord (51,2) et l’Afrique de l’est (44,3). L’Afrique centrale est à la fois la région qui enregistre le score le plus faible (40,9) et la seule région dont le niveau s’est détérioré depuis 2011», note le rapport. «Bien que, dans l’ensemble, nos concitoyens africains sont certainement en meilleure santé et vivent dans des sociétés plus démocratiques qu’il y a 15 ans, l’IIAG 2015 montre que l’évolution récente sur le continent dans d’autres domaines clés est, soit au point mort, soit en déclin, et que certains pays majeurs semblent marquer le pas», estime le président de la Fondation Mo Ibrahim.

En effet, Mo Ibrahim reste convaincu que «c’est un signal d’alarme pour chacun d’entre nous. Seules des améliorations partagées et durables dans chacun des domaines de gouvernance assureront aux Africains l’avenir qu’ils méritent et exigent». Pour rappel, l’IIAG fournit une évaluation annuelle de l’état de la gouvernance sur le continent africain et constitue le recueil le plus complet de données quantitatives dans ce domaine depuis 2011.

 


 
 
posté le 06-10-2015 à 14:48:59

Rentrée des cours et tribunaux du Gabon : bilan, hommage et perspectives


Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a pris part, le lundi 5 octobre 2015, à l’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux du Gabon au Palais de justice de Libreville.

Ali Bongo au sortir de l’audience solennelle de rentrée judiciaire, le 5 octobre 2015 à Libreville. © DCP-Gabon

Ali Bongo au sortir de l’audience solennelle de rentrée judiciaire, le 5 octobre 2015 à Libreville. © DCP-Gabon

 

Vues de la cérémonie solennelle. © DCP-Gabon

Vues de la cérémonie solennelle. © DCP-Gabon

Le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), accompagné du Premier ministre et des membres du gouvernement, parmi d’autres invités de marque, ont assisté à l’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux du Gabon.  Cette reprise des activités du monde judiciaire, organisée chaque année à la même période, offre l’occasion aux acteurs de la justice de passer en revue les sujets de l’année écoulée, mais aussi de définir les axes c’est-à-dire les perspectives pour celle qui commence. Et c’est le procureur général près la Cour de cassation, Marie Mbanza Bagny, qui a dressé le bilan de l’année écoulée tout en rappelant les réformes en cours pour voir progresser l’état de droit en améliorant l’offre de justice.

Honoré Moundounga, le premier président de la Cour de cassation est, quant à lui revenu, sur ce qui focalise l’actualité judiciaire de ces derniers temps : la présomption d’innocence. Ce, on peut le déduire, du fait des arrestations très souvent contestées sur le fond et la forme. Pour le premier président de la Cour de cassation, «la présomption d’innocence renferme en elle-même cette apparente dichotomie en ce qu’elle véhicule aussi bien les notions d’innocence très possible que celle de culpabilité probable».

Il a expliqué qu’«elle met en évidence, la nécessaire exigence de concilier les intérêts également élevés, également sacrés qui doivent, tous deux, être protégés : à savoir l’intérêt général de la société qui veut la juste et prompte répression de l’infraction et l’intérêt particulier de l’individu concerné qui est lui-aussi un intérêt social en ce que l’individu est aussi membre de la société». Un fait normal dans un Etat de droit.  Les questions juridiques sont par essence sujettes à controverse. Le plus important, en effet, est que le dernier mot revienne au pouvoir judiciaire qui «doit observer de façon stricte et sans faiblesse les règles de procédure et de droit pénal qui gouvernent en la matière».

Dès lors, la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable doivent être respectés. Il est souvent ressorti, dans les discours, la difficulté des investigations et de la poursuite des infractions quelles qu’elles soient. C’est dans ce contexte qu’Honoré Moundounga a également salué la volonté d’Ali Bongo Ondimba de tout mettre en œuvre pour promouvoir une justice indépendante.

«Monsieur le président de la République, a-t-il déclaré, le réconfort de votre présence est pour nous gage de l’indépendance de la justice dont vous êtes le garant et du crédit qui en résulte. La délicate attention que vous ne cessez d’accorder à toutes nos sollicitations traduit votre volonté de tous mettre en œuvre pour promouvoir une justice indépendante, objective et impartiale afin d’être à même de répondre à la modernisation de l’Etat que vous avez en ligne de mire et aux défis d’un monde globalisé. Aussi, est-ce l’occasion monsieur le président de la République de vous présenter avec déférence l’hommage du corps judiciaire tout entier», a déclaré le premier président de la Cour de cassation qui a également félicité le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, vice-président du CSM, Séraphin Moundounga.

Pour cette audience de rentrée solennelle des cours et tribunaux du Gabon, le premier président de la Cour de cassation siégeait entouré du premier président de la Cour des comptes et du premier président du Conseil d’Etat.

 


 
 
posté le 05-10-2015 à 12:39:28

Télévision : Kanal 7 donne sa chance à une «Parfaite inconnue»

Grâce à sa collaboration avec des structures de production gabonaises et ivoiriennes, la chaîne de télévision panafricaine lance cette semaine la diffusion du feuilleton «La parfaite inconnue».

De gauche à droite : le DG de Kanal 7, la directrice de production, Serge Abessolo et un détail du cover du feuilleton. © Gabonreview

De gauche à droite : le DG de Kanal 7, la directrice de production, Serge Abessolo et un détail du cover du feuilleton. © Gabonreview

 

L’affiche du feuilleton. © D.R.

L’affiche du feuilleton. © D.R.

Portée à l’écran par le réalisateur Ivoirien Arantess 2 Bonalii, «La parfaite inconnue» est une histoire de courage et d’abnégation. Des valeurs mises à l’épreuve tout au long des épisodes de ce drame-romantique écrit par Adama Coulibaly, que la chaîne de télévisionKanal 7 s’apprête à intégrer dans ses programmes, et dont un teaser et un condensé ont été présentés en avant-première à Libreville, le 3 octobre courant. Pour faire court, il s’agit de l’histoire pour le moins tragique de la vie d’Aminat Popa, une responsable d’entreprise battante, mais qui connait une déchéance progressive aussi bien dans sa vie professionnelle que privée. Si jusque-là la suite voire la fin de l’histoire semble connue d’avance, ses concepteurs assurent qu’il n’en est rien. «La parfaite inconnue dans cette histoire, n’est pas celle qu’on croit», a fait savoir Lydie Yao-Dogba, un brin énigmatique.

Pour la directrice de production, les téléspectateurs seront tenus en haleine tout au long de ce feuilleton, qui «aborde des thématiques qui ne sont pas nouvelles mais dont la nouveauté réside dans la façon de les aborder». A en croire ses concepteurs, il s’agit d’«un film à textes, avec des histoires mêlées», dont la conception remonte à une quinzaine d’années, avec «la rencontre de deux personnalités partageant une même vision : la conception d’une autre forme de cinéma africain, et particulièrement du cinéma de l’Afrique francophone, nettement en retard par rapport à celui des anglo-saxons du continent».

Tournée sur deux ans, avec 90 jours de tournage par an et par acteur, le feuilleton dans lequel six nationalités sont représentées, aurait coûté 3,5 millions de francs par épisode. Un coût important, eu égard aux 60 épisodes que compte le feuilleton, qui a notamment nécessité l’appui de plusieurs mécènes, parmi lesquels des anonymes, Fernando Mahobo et Blaise Louembe, promoteur de la chaîne qui le diffusera. Au sujet du choix de «La parfaite inconnue», Arcade Isaac Madoungou, le directeur général de Kanal 7, a indiqué que la conception et la programmation de ce feuilleton «obéissent parfaitement à la ligne éditoriale de la chaîne de télévision, qui entend présenter l’Afrique autrement».

Pour sa part, Serge Abessolo, deuxième personnage principal du feuilleton, a dit avoir répondu à un nouveau challenge, aussi bien pour «le plaisir de jouer avec de nouveaux acteurs» que pour prendre part à un projet qui vise à donner plus de poids au cinéma francophone africain. Espérons dès lors que les téléspectateurs apprécient le produit. Le feuilleton sera diffusé les lundis et jeudis sur Kanal 7.

 


 
 
posté le 05-10-2015 à 12:29:33

Barro Chambrier offre 10 millions aux femmes pour des microcrédits


Le député du 4ème arrondissement de Libreville pour le compte du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Alexandre Barro Chambrier a remis samedi des attestations des microcrédits d’une valeur de 10 millions de FCFA pour l’autonomisation des femmes de son fief politique.

 

 

La cagnotte profite à une cinquantaine de femmes. Chacune a reçu un prêt allant de 300 000 FCFA et 500 000 FCFA, remboursables. L’argent doit être investi dans les activités génératrices de revenus.

 

 

L’initiative vise à autonomiser les femmes du PDG résident dans cet arrondissement. En novembre 2014, l’honorable député avait déjà mis en place la même somme pour aider ses concitoyennes à entreprendre des micro-projets. C’étaient aussi des prêts remboursables.

 

 

« Il faut rembourser pour permettre à d’autres de bénéficier de ces microcrédits », a incité M. Barro Chambrier en remettant les attestations donnant droit aux microcrédits. Le promoteur s’est par ailleurs félicité du bilan positif de la première opération. Le taux de remboursement de ces prêts sans intérêts avoisine les 80%.

 

 

« Cet argent m’a permis de devenir une commerçante qui gagne désormais sa vie», a affirmé Florence Dibambo, bénéficiaire d’un prêt de 300 000 FCFA en 2014. Pour avoir remboursé intégralement son dû, Mme Dibambo a été retenue dans la 2ème opération. 400 000 FCFA lui a été accordée pour élargir son commerce de maniocs, bananes et autres produits divers.

 

 

Barro Chambrier ne s’est pas limité aux micros crédits. Il a officiellement remis les clefs d’une maison qu’il a gracieusement construite pour une militante du parti. Très heureuse, Simone Mickala qui a toujours milité au PDG, a vu sa vie basculer du pire au mieux être.

 


 
 
posté le 05-10-2015 à 12:23:09

.F.Ntoutoume Emane regrette son soutien à Ali Bongo Ondimba


« Oui, je le déclare haut et fort et sans ambages, à compter de ce jour, je ne suis plus membre du parti démocratique gabonais » a déclaré Jean-François Ntoutoume Emane, membre du PDG depuis 1971. Une déclaration faite devant une foule considérable devant laquelle il a aussi demandé pardon à Dieu et au peuple gabonais pour avoir soutenu Ali Bongo Ondimba en 2009. La rencontre s’est déroulée le vendredi 2 octobre dans une de ses résidences de Libreville.

Jean-François Ntoutoume Emane, appelé aussi "Jackie mille diplômes’’, a dressé un tableau sombre du pays, mettant un accent particulier sur le niveau de vie actuel de la population gabonaise, sur l’insécurité, avec la forte expansion des crimes rituels, et sur l’économie qui apparaît à ses yeux comme une hécatombe causée par des détournements de fonds et la mauvaise gouvernance : « L’endettement public s’alourdit dangereusement, découlant des préfinancements scabreux des projets…et de la fréquence des emprunts obligataires à des taux pré-médisants. L’investissement réel de l’État est tombé à son plus bas niveau…alors que de nombreux hommes d’affaires étrangers quittent le Gabon…nos réserves sont aujourd’hui à un niveau plus que misérables, jamais atteint depuis des décennies ; nous sommes l’avant dernier (pays) au niveau des réserves, le dernier c’est un pays presqu’en guerre ».

L’orateur, visiblement déçu par le comportement de celui qu’il a soutenu à la présidentielle de 2009, a esquissé un parallèle entre l’attitude d’Omar Bongo Ondimba, son ancien patron décédé en juin 2009, et celle de son successeur, Ali Bongo Ondimba : « … l’administration des hommes n’est pas celle des choses ; en effet la bonne gestion des hommes qui induit le respect qu’on leur doit quel qu’ils soient est sans doute l’une des grandes qualités d’un vrai chef…Omar Bongo qui était un grand homme était habité par de très grandes qualités mais aussi par de très grands défauts ; ce véritable prof de la politique était de tout évidence totalement à l’opposé d’un président autiste, arrogant, plus à l’aise avec les étrangers qu’avec ses compatriotes, complexé devant les vrais intellectuels… ».

Dans ce qu’il a appelé le début de la refondation de la République, J.F. Ntoutoume Emane propose au peuple et à tous les acteurs politiques de réapprendre à se parler « car ceux qui se parlent rarement s’entretuent ». Une invitation au dialogue qui rejoint celle réclamée aujourd’hui par nombre de leaders de l’opposition et du PDG.

Si l’opinion s’attendait à cette démission, l’ancien premier ministre a tout de même surpris le public avec la naissance de son parti politique, le MPDR (Mouvement Patriotique et Démocratique pour la Refondation). La présence de plusieurs membres de l’opposition à cette rencontre a laissé croire que le démissionnaire rejoindrait le Front Uni qui regroupe une partie importante des déserteurs du PDG.

Par ailleurs, la rencontre a été interrompue durant un peu plus de dix (10) minutes par l’orateur lui-même, pris par un malaise. Ce dernier s’est quasiment effondré sur le pupitre. Il aurait été pris par une crampe alors que deux (2) heures de discours s’était déjà écroulées. Il a repris la parole quelques minutes plus tard pour conclure son allocution sans lire ses papiers.

Proche collaborateur de feu Omar Bongo Ondimba, Jean-François Ntoutoume Emane est actuellement âgé de 76 ans. Il occupa le poste de premier ministre de 1999 à 2006.

 


 
 
 

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